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Diagnostic immobilier · Mazingarbe

Diagnostic immobilier à Mazingarbe

Mazingarbe a grandi autour des fosses 6 et 7 de la Compagnie des mines de Béthune et d'une usine de traitement de la houille ouverte en 1896. Cités-jardins des années 1920, maisons d'ingénieur et plateforme chimique classée Seveso : chaque adresse appelle son propre dossier.

Données publiques

Le parc immobilier de Mazingarbe en chiffres

habitants
8 217
résidences principales
3 327
de maisons
85 %
de locataires
61 %
chauffés à l'électricité
22 %
du bureau de Sainte-Catherine
17 km
Âge des résidences principalesInsee, recensement 2023
  • Avant 19198 %
  • 1919–194528 %
  • 1946–197019 %
  • 1971–199018 %
  • 1991–20059 %
  • 2006–202019 %

36 % des logements datent d'avant 1946 : le constat plomb (CREP) concerne les logements construits avant 1949. 73 % datent d'avant 1991 : l'amiante doit être recherchée dans les bâtiments dont le permis date d'avant juillet 1997.

Étiquettes des DPE réalisés depuis juillet 2021ADEME · 2 563 DPE de logements
  • A0 %
  • B2 %
  • C24 %
  • D31 %
  • E28 %
  • F12 %
  • G3 %

15 % des DPE réalisés à Mazingarbe sont classés F ou G, et 43 % E, F ou G : ces logements sont ou seront concernés par les interdictions de louer. Améliorer votre DPE

Risques recensés par Géorisques pour la commune

  • Mouvement de terrain
  • Séisme
  • Risque industriel
  • Effet thermique
  • Effet de surpression
  • Effet toxique
  • Transport de marchandises dangereuses
  • Affaissement minier
  • Effondrements localisés
  • Tassements
  • Glissements ou mouvements de pente
  • Emissions en surface de gaz de mine
  • Potentiel radon : catégorie 2

Ces risques figurent dans l'état des risques à remettre à l'acheteur ou au locataire.

Données collectées le 3 octobre 2026 : Insee, dossier complet · ADEME, DPE logements existants · Géorisques. Le DPE d'un logement ne peut être établi qu'après une visite.

Une « gerbe maigre » devenue ville de la houille

Le nom de Mazingarbe évoquerait une gerbe maigre. Selon la mairie, il rappelle des terres pauvres, peu propices aux cultures. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la commune reste agricole, avec de l’élevage sur les plaines calcaires du lieu-dit « les Brebis ».

Le 15 janvier 1853, la Compagnie des mines de Béthune obtient la concession de Grenay. En 1859, Mazingarbe compte 800 habitants. La fosse n° 6 entre en production en mars 1876, la fosse n° 7 en mai 1877. En 1896, une usine de traitement et de transformation de la houille s’installe à son tour. Elle deviendra un vaste complexe chimique.

Pendant la Grande Guerre, la commune n’est pas occupée, mais le front reste quatre ans à sa limite avec Vermelles. Les deux fosses sont détruites, puis reconstruites avec des chevalements en béton armé. Elles ferment en 1964 et 1965. Un autre bombardement, le 2 septembre 1943, détruit complètement plusieurs maisons de la cité des Brebis.

Des corons aux cités-jardins de la Compagnie de Béthune

Les premiers corons apparaissent à la fin du XIXe siècle : les Brebis, les cités 2, 3 et 7. Après 1918, la compagnie bâtit de grandes cités ouvrières, dont la cité Maistre, la cité 7 et la cité 2.

Plusieurs éléments du Bassin minier inscrit à l’Unesco en 2012 se trouvent à Mazingarbe. La cité n° 7, cité-jardin des années 1920, suit une voirie courbe. Ses maisons de deux logements portent souvent le porche à arc-boutant posé sur un sabot de pierre, signature de la compagnie. Les blocs de quatre logements alternent brique et enduit de ciment, avec frises en damier et faux colombages peints. La cité n° 2, bâtie de 1920 à 1927, se prolonge sur Bully-les-Mines. Le terril conique n° 49, haut de 130 mètres, domine l’ensemble.

Le château Mercier, ancienne demeure du directeur général de la compagnie, abrite la mairie. Ses façades, ses toitures et son parc sont inscrits monument historique depuis le 9 octobre 2009. Dans son prolongement, le boulevard des Platanes aligne des maisons d’ingénieur des années 1920, toutes différentes. La chapelle Saint-Hubert, élevée en 1745, est inscrite depuis le 28 mars 1977. Aux abords de ces monuments, les travaux qui modifient l’aspect extérieur d’une maison passent par l’architecte des Bâtiments de France.

Ce que l’âge des maisons impose

Selon l’Insee, 28 % des résidences principales datent de 1919 à 1945 : c’est la période la plus représentée. Mais 18,6 % ont été construites de 2006 à 2020, signe d’un renouvellement réel. Les maisons forment 85,2 % du parc, et les locataires occupent 61,1 % des logements.

  • Cités et maisons d’ingénieur de l’entre-deux-guerres : construites avant 1949, elles exigent un constat plomb. Portes, fenêtres et boiseries des porches sont examinées en priorité.
  • Logements des Houillères et pavillons jusqu’en 1997 : le repérage amiante s’impose pour tout permis antérieur au 1er juillet 1997. Plaques de garage, conduits et dalles de sol sont ciblés.
  • Quartiers récents : les logements livrés entre 2006 et 2011 ont désormais des installations de plus de 15 ans. Le diagnostic électricité et le diagnostic gaz deviennent alors obligatoires.
  • Logements loués : l’ADEME recense 2 563 DPE de logements depuis 2021, dont 299 classés F et 85 classés G. Un logement G ne peut plus faire l’objet d’un nouveau bail depuis 2025 ; les F suivront en 2028, puis les E en 2034. Le pack location commence par le DPE.

Plateforme chimique et sous-sol minier

Deux établissements classés Seveso seuil haut, Maxam Tan et Vynova Mazingarbe, occupent la plateforme chimique. Un plan de prévention des risques technologiques les encadre depuis son approbation par le préfet, le 20 mars 2007. Géorisques y associe des effets thermiques, de surpression et toxiques. L’état des risques indique si l’adresse du bien se trouve dans son périmètre.

Le sous-sol garde, lui, la mémoire des galeries : affaissement minier, effondrements localisés, tassements, glissements et émissions de gaz de mine en surface. Des inondations par remontée de nappe ont été reconnues catastrophe naturelle en 1995, 2001 et 2013. Des inondations et coulées de boue l’ont été en 1988, 1993, 1995, 1999 et 2016, et un mouvement de terrain en 1999.

Mazingarbe fait partie de notre secteur de Lens. Pour les communes voisines, voir nos pages Bully-les-Mines et Grenay.

FAQ

Questions fréquentes

J'habite près de la plateforme chimique : que doit indiquer l'état des risques ?

Il précise si votre adresse se trouve dans le périmètre du plan de prévention des risques technologiques approuvé le 20 mars 2007 autour des sites Maxam et Vynova, et dans quelle zone. Il reprend aussi les risques miniers et les arrêtés de catastrophe naturelle, comme les remontées de nappe de 1995, 2001 et 2013. Voir notre page état des risques.

Je vends une maison d'ingénieur du boulevard des Platanes : quels diagnostics prévoir ?

Ces maisons datent des années 1920. Il faut le DPE, l'état des risques, le constat plomb et le repérage amiante, puis l'électricité et le gaz si les installations ont plus de 15 ans. Nous les réalisons en une seule visite : voir notre pack vente. Pour un projet de façade ou de toiture, consultez la mairie : le château Mercier voisin est inscrit monument historique.

Ma maison de la cité 7 est louée : que dois-je remettre au locataire ?

Le DPE, l'état des risques, le constat plomb (la cité date des années 1920) et, si les installations ont plus de 15 ans, les diagnostics électricité et gaz. À Mazingarbe, 61,1 % des ménages sont locataires selon l'Insee. Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail. Voir notre pack location.

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